I love rock 'n' roll, So put another dime in the jukebox, baby ♫

I love rock 'n' roll, So put another dime in the jukebox, baby ♫

_____Il faut détruire le préjugé très répandu que la philosophie est quelque chose de très difficile du fait qu'elle est l'activité intellectuelle propre d'une catégorie déterminée de savants spécialisés ou de philosophes professionnels ayant un système philosophique. Il faut donc démontrer en tout premier lieu que tous les hommes sont "philosophes", en définissant les limites et les caractères de cette "philosophie spontanée>, propre à tout le monde >, c'est-à-dire de la philosophie qui est contenue : 1. dans le langage même, qui est un ensemble de notions et de concepts déterminés et non certes exclusivement de mots grammaticalement vides de contenu ; 2. dans le sens commun et le bon sens ; 3. dans la religion populaire et donc également dans tout le système de croyances, de superstitions, opinions, façons de voir et d'agir qui sont ramassées généralement dans ce qu'on appelle le folklore. Une fois démontré que tout le monde est philosophe, chacun à sa manière, il est vrai, et de façon inconsciente - car même dans la manifestation la plus humble d'une quelconque activité intellectuelle, le "langage" par exemple, est contenue une conception du monde déterminée -, on passe au second moment, qui est celui de la critique et de la conscience, c'est-à-dire à la question : est-il préférable de " penser " sans en avoir une conscience critique, sans souci d'unité et au gré des circonstances, autrement dit de "participer " à une conception du monde " imposée mécaniquement par le milieu ambiant ; ce qui revient à dire par un de ces nombreux groupes sociaux dans lesquels tout homme est automatiquement entraîné dès son entrée dans le monde conscient ; ou bien est-il préférable d'élaborer sa propre conception du monde consciemment et suivant une attitude critique et par conséquent, en liaison avec le travail de son propre cerveau, choisir sa propre sphère d'activité, participer activement à la production de l'histoire du monde, être à soi-même son propre guide au lieu d'accepter, passivement et de l'extérieur, une empreinte imposée à sa propre personnalité ?
Gramsci. Photo.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 10:08

Modifié le samedi 17 janvier 2009 12:23

You say I'm crazy, I got you crazy, you're nothing but a ...womanizer ♫

You say I’m crazy, I got you crazy, you’re nothing but a …womanizer ♫

_____En ce qui concerne l'agréable, chacun consent à ce que son jugement, qu'il fonde sur un sentiment personnel et privé, et en vertu duquel il dit d'un objet qu'il lui plaît, soit du même coup restreint à sa seule personne. C'est pourquoi, s'il dit : "Le vin des Canaries est agréable", il admettra volontiers qu'un autre le reprenne et lui rappelle qu'il doit plutôt dire : "cela est agréable pour moi" ; et ce, non seulement pour ce qui est du goût de la langue, du palais et du gosier, mais aussi pour ce qui peut être agréable aux yeux ou à l'oreille de chacun. La couleur violette sera douce et aimable pour l'un, morte et sans vie pour l'autre. L'un aimera le son des instruments à vent, l'autre leur préférera celui des instruments à corde. Ce serait folie d'en disputer pour récuser comme inexact le jugement d'autrui qui diffère du nôtre, tout comme s'il s'opposait à lui de façon logique ; en ce qui concerne l'agréable, c'est donc le principe suivant qui est valable : A chacun son goût (pour ce qui est du goût des sens). Il en va tout autrement du beau. Il serait (bien au contraire) ridicule que quelqu'un qui se pique d'avoir du goût songeât à s'en justifier en disant : cet objet (l'édifice que nous avons devant les yeux, le vêtement que porte tel ou tel, le concert que nous entendons, le poème qui se trouve soumis à notre appréciation) est beau pour moi. Car il n'y a pas lieu de l'appeler beau, si ce dernier ne fait que de lui plaire à lui. Il y a beaucoup de choses qui peuvent avoir de l'attrait et de l'agrément, mais, de cela, personne ne se soucie ; en revanche, s'il affirme que quelque chose est beau, c'est qu'il attend des autres qu'ils éprouvent la même satisfaction ; il ne juge pas pour lui seulement mais pour tout le monde, et il parle alors de la beauté comme si c'était une propriété des choses. C'est pourquoi il dit : cette chose est belle ; et ce, en comptant sur l'adhésion des autres à son jugement exprimant la satisfaction qui est la sienne, non pas parce qu'il aurait maintes fois constaté que leur jugement concordait avec le sien ; mais bien plutôt, il exige d'eux cette adhésion.
Kant. Photo.

# Posté le jeudi 08 janvier 2009 08:16

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 13:01

I'm gonna leave this city, got to get away ♫

I'm gonna leave this city, got to get away ♫

_____Avoir une opinion, c'est affirmer, même de façon sommaire, la validité d'une conscience subjective limitée dans son contenu de vérité. La manière dont se présente une telle opinion peut être vraiment anodine. Lorsqu'un tel individu proclame comme sienne une opinion aussi rapide, sans pertinence, que n'étaye aucune expérience, ni aucune réflexion, il lui confère - même s'il la limite apparemment - et par le fait qu'il la réfère à lui-même en tant que sujet, une autorité qui est celle de la profession de foi. Et ce qui transparaît, c'est qu'il s'implique corps et âme; il aurait donc le courage de ses opinions, le courage de dire des choses déplaisantes qui ne plaisent en vérité que trop. Inversement, quand on a affaire à un jugement fondé et pertinent mais qui dérange, et qu'on n'est pas en mesure de réfuter, la tendance est tout aussi répandue à le discréditer en le présentant comme une simple opinion. [...] L'opinion s'approprie ce que la connaissance ne peut atteindre pour s'y substituer. Elle élimine de façon trompeuse le fossé entre le sujet connaissant et la réalité qui lui échappe. Et l'aliénation se révèle d'elle-même dans cette inadéquation de la simple opinion. [...] C'est pourquoi il ne suffit ni à la connaissance ni à une pratique visant à la transformation sociale de souligner le non-sens d'opinions d'une banalité indicible, qui font que les hommes se soumettent à des études caractérologiques et à des pronostics qu'une astrologie standardisée et commercialement de nouveau rentable rattache aux signes du zodiaque. Les hommes ne se ressentent pas Taureau ou Vierge parce qu'ils sont bêtes au point d'obéir aux injonctions des journaux qui sous-entendent qu'il est tout naturel que cela signifie quelque chose, mais parce que ces clichés et les directives stupides pour un art de vivre qui se contentent de recommander ce qu'ils doivent faire de toute façon, leur facilitent - même si ce n'est qu'une apparence - les choix à faire et apaisent momentanément leur sentiment d'être étrangers à la vie, voire étrangers à leur propre vie. La force de résistance de l'opinion pure et simple s'explique par son fonctionnement psychique. Elle offre des explications grâce auxquelles on peut organiser sans contradictions la réalité contradictoire, sans faire de grands efforts. A cela s'ajoute la satisfaction narcissique que procure l'opinion passe-partout, en renforçant ses adeptes dans leur sentiment d'avoir toujours su de quoi il retourne et de faire partie de ceux qui savent.
Irina Lazareanu.

# Posté le dimanche 14 décembre 2008 12:40

Modifié le mercredi 07 janvier 2009 13:29

But everybody's changing ♫

But everybody's changing ♫

_____Les regrets arrivent sous toutes formes et tailles. Certains sont petits... comme quand on fait quelque chose de mal pour une bonne raison. Certains sont plus grands... comme quand on laisse tomber une amie. Certains d'entre nous évitent d'être tiraillés par les regrets en faisant le bon choix. Certains d'entre nous ont peu de temps pour les regrets parce qu'on regarde vers l'avenir. Parfois on doit se battre pour commencer à accepter le passé. Et parfois on oublie nos regrets en promettant de changer d'attitude. Mais nos plus grands regrets ne sont pas pour les choses qu'on a faites... mais pour les choses qu'on n'a pas faites. Les choses qu'on n'a pas dites... qui auraient pu sauver quelqu'un à qui on tient. En particulier quand on peut voir le sombre orage qui se tient sur leur chemin.
Ma mère et ma tante.

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 15:59

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 13:09

Looking out for number one california here we come ♫

Looking out for number one california here we come ♫

_____Se dépasser, c'est une notion assez simple ça veut dire repousser ses limites ; faire un peu plus, un peu mieux, accomplir quelque chose d'important. La vie est parfois surprenante, on prend de sacrés coups, par exemple quand on tombe amoureux de quelqu'un qui oublie de nous aimer, quand t-on se sent abandonné par sa meilleure amie ou par son petit copain ou quand on a pressé une gâchette ou allumer une flamme et qu'on ne peut plus revenir en arrière. Il faut faire preuve de courage, en sport sa s'appelle se dépasser dans la vie, c'est ce que j'appelle rendre les coups. J'ai lu quelque part qu'on ne reconnaissait pas les instants marquants de nos vie au moment où on est en train de les vivre, on s'habitue à tout : les choses, les idées, les gens et on ne se rend pas compte de notre chance parfois. C'est lorsqu'on risque de perdre quelque chose qu'on se rend compte a quel point on y tient, a quel point on en a besoin, à quel point on aime et moi j'adore ce jeu. Je ne regrette rien de ce que j'ai
vécu parce qu'aujourd'hui ça m'a amené ici. Dans certaines occasions les gens se dépassent, ils donnent le meilleur d'eux-mêmes, parfois ils vous surprennent, parfois les gens cèdent à leurs faiblesses. C'est drôle la vie, parfois on prend de sacrés coups mais si on est attentif, on y trouve aussi plein d'espoirs dans les paroles d'un enfant, dans les accords d'une chanson ou dans les yeux de la personne qu'on aime. Et quand on a de la chance, il se produit une chose qui n'arrive qu'une fois sur des millions : la personne qu'on aime nous aime aussi.
Ma grand-mère et ma tante.

# Posté le dimanche 30 novembre 2008 05:07

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 13:14

It takes a thought to make a word and it takes some words to make an action ♫

It takes a thought to make a word and it takes some words to make an action ♫

_____La vie vient à nous des profondeurs de l'obscurité... Et parfois, on lutte pour trouver le courage d'y faire face. Quand la vie vient à vous des profondeurs de l'obscurité, avec qui voulez-vous la combattre ? Quelqu'un en qui vous avez confiance ? Quelqu'un de sage ? Et leur amour pour vous peut-il vous aider à aller vers la lumière ? Ou vont-ils se perdre sur le chemin de l'obscurité ? Cette personne est-elle quelqu'un d'inattendu ? Une nouvelle personne... La vie vient à nous des profondeurs de l'obscurité et quand elle meurt, y a-t-il quelqu'un dans notre vie sur qui on puisse compter ? Quelqu'un qui veille sur vous quand vous trébuchez et tombez et à ce moment vous donne la force d'affronter vos peurs tout seul.

# Posté le mardi 25 novembre 2008 11:03

Modifié le dimanche 14 décembre 2008 13:14